Activités sur BitTorent : le ministère de la culture prend des mesures drastiques

Suite à l’application de la loi Hadopi sur l’utilisation de BitTorrent, une baisse remarquable des téléchargements et partages entre les internautes a été enregistrée. Mais, OVH, principal hébergeur français et européen ne semble pas étranger à l’affaire des fichiers partagés sur le site par les hackers professionnels. Le ministère de la Culture annonce des changements pour améliorer la protection des créations sur Internet.

BitTorrent : les téléchargements des particuliers en baisse, les pirates professionnels s’endurcissent

ovh bittorrentÉgalement connue sous Loi Création et Internet, la loi Hadopi fait effet : les partages et téléchargements de contenus piratés sur BitTorrent sont en baisse. Cependant, le site, visité par des internautes du monde entier, connaît deux principaux types d’utilisateurs. D’une part, les uploaders occasionnels. Ceux-ci sont désignés comme les internautes qui partagent ou téléchargent de temps à autres des fichiers piratés. D’autre part on retrouve les uploaders professionnels qui opèrent dans un but lucratif : ils ravitaillent des sites possédant des liens, produisant de l’argent grâce aux publicités et proposant des contenus piratés. Si les premiers semblent sensibles aux sanctions appliquées à leur activité illicite, les seconds s’avèrent encore plus opérants.

Le rôle d’OVH dans l’activité des uploaders de BitTorrent

Un détail retient l’attention des chercheurs internationaux : la plupart des IP des uploaders professionnels de BitTorrent sont françaises. Cependant, les contenus téléchargés ou partagés seraient en langue étrangère, ce qui laisse comprendre que les hackers concernés ciblent principalement des utilisateurs étrangers, du moins non-francophones. Par conséquent, OVH, premier hébergeur français et par la même occasion premier hébergeur européen se trouve impliqué dans l’affaire : les uploaders diffusent leurs fichiers via un site qu’il héberge en France.

Quand le ministère de la Culture remet en cause le comportement d’OVH

Si les spécialistes de l’uploading sont plus actifs, pour sa part, OVH reste neutre, conformément à l’article 6.7 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique. En effet, il n’est pas de son ressort de surveiller les données circulant ou stockées par son intermédiaire, ni d’enquêter sur un site hébergé afin de dévoiler son éventuelle activité illégale. Néanmoins, le ministère de la Culture envisage d’imposer aux hébergeurs une filtration préalable des informations qu’ils transmettent et stockent, puis d’en informer les autorités compétentes, afin d’éviter des blocages de noms de domaine ou de serveurs.

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