L’Iran définitivement privé d’Internet : une utopie nourrie par les Etats-Unis

Couper totalement l’accès à Internet à l’Iran, telle est la dernière carte en main que les Etats-Unis, représenté par l’avocate native d’Israël, Nitsana Darshan-Leitner, a dévoilé dans l’espoir de mettre la main sur plus d’un milliard de dollars, réclamés au régime de Téhéran. Pour ce défenseur américain, toutes les démarches semblent envisageables pour forcer ce dernier à payer pour les attentats qu’il aurait alors financé.

USA VS Iran : adieu « .ir » et adresses IP

iranL’Iran semble loin de céder plus d’un milliard de dollars à la justice américaine, qui le poursuit pour avoir financé plusieurs attentats. Représentée par une avocate israélienne, le pays de l’oncle Sam envisage alors de virer le régime de Téhéran de la toile : confisquer ses domaines « .ir » et ses adresses IP constituerait un moyen de le priver de diverses richesses.

Une demande d’expropriation a donc été adressée à l’ICANN, l’un des principaux gestionnaires du réseau Internet. Sans ces domaines et adresses, l’Internet iranien aura en effet du mal à fonctionner. Toutefois, l’avocate Nitsana Darshan-Leitner a tenu a précisé que cette décision ne concernait uniquement que les sites gouvernementaux.

Iran privé du Net : une utopie selon un ingénieur réseau

Si le projet de couper l’Iran du Net nourri par les États-Unis semble ambitieux, selon MrBortzmeyer, un ingénieur réseau, de surcroît spécialisé dans l’architecture d’Internet, il relèverait assez d’une utopie. D’un côté, « Techniquement, l’ICANN ne peut rien faire », ses compétences n’étant appliquées qu’aux organisations.

D’un autre côté, si les États-Unis parviennent à priver l’Iran de ses domaines « .ir » et de ses adresses IP, cela aura tout simplement l’effet d’un bombe nucléaire : la guerre ne ferait que commencer. De plus, une telle privation ne durerait pas longtemps : les iraniens pourront toujours trouver un autre moyen de s’imposer à nouveau sur la toile.

Autre fait qui complique ce projet américain: la décision de confiscation des adresses IP iraniennes est du seul ressort de la justice néerlandaise, chargée de l’attribution de ces adresses en Europe et au Moyen-Orient.

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