Manifestation mondiale anti-NSA : un événement marqué par le succès

La journée du 11 février 2014 est à marquer d’une pierre blanche puisqu’elle a été le théâtre d’un événement inédit. Dédiée à une manifestation contre la NSA, elle a rassemblé des milliers de sites contre la surveillance massive effectuée par cette dernière, ainsi qu’une pléiade d’utilisateurs qui ont signé une pétition contre l’agence américaine.

Surveillance et abus commis par la NSA : les utilisateurs contre-attaquent via une journée de protestation

La journée mondiale de mobilisation contre la NSA a été un succès. En effet, elle a réuni la majorité des sites et utilisateurs contre les pratiques illégales de l’Agence nationale de sécurité américaine, empiétant sur la vie privée et les libertés individuelles. L’appel est parvenu jusqu’aux utilisateurs à travers le monde, notamment en France, grâce à une pétition ayant recueilli un nombre de signatures considérable : 236 798 durant la seule journée du 11 février.

Manifestation mondiale anti-NSA

Selon les informations émanant du mouvement dénommé « The Day We Fight Back », traduit littéralement par « Le jour où nous contre-attaquons », cette journée est un véritable succès. Et pour élargir l’appel contre la NSA, pendant cette journée, près de 85700 appels téléphoniques ainsi qu’environ 176700 emails ont été diffusés aux membres du congrès américain.

La journée de mobilisation contre la NSA aura-t-elle des répercussions politiques ?

Voilà une question que sans doute plus d’un se pose, dans la mesure où il s’agit d’une affaire internationale. En effet, la NSA est accusée par Edward Snowden, lanceur d’alerte, d’effectuer une surveillance de masse dans le monde entier. Selon un représentant de la Freedom of the Press Foundation, l’appel lancé aux élus américains par leurs électeurs pourrait avoir un impact politique. Il souhaiterait notamment que l’USA Freedom Act, axé sur l’interdiction de la surveillance de masse n’y reste pas insensible.

Sinon, cette journée mondiale anti NSA a également été marquée par la participation de certains géants du Web définis pourtant comme complices de l’agence, pour ne citer que PRISM. D’autres en ont profité pour également émettre une demande de révision des lois de la surveillance sur Internet.

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