Internet : conseils pour préserver votre vie privée

La question de menace sur la vie privée est aujourd’hui de plus en plus abordée dans le cadre de la navigation sur internet. Avec les diverses actions de surveillance et les actes de piratages informatiques qui sont d’actualité, il semblerait, en effet, qu’il n’existe plus de vie privée sur le web. De nouvelles législations ne cessent de voir le jour pour plus de contrôle auprès des internautes et dans certains pays comme la Chine, les censures virtuelles sont particulièrement importantes. Découvrons plus en profondeur de quoi il s’agit…

Les données partagées sont enregistrées

vie priveeDepuis 2006, l’Union Européenne a imposé une règle selon laquelle toutes les informations concernant les internautes en Europe, que ce soit des adresses, des données de facturation, des journaux de mails ou encore des blogs, soient enregistrées dans la base de données européenne pendant une ou deux années après que l’usager ait quitté son FAI. Certains pays comme l’Angleterre approuvent parfaitement cette législation, tandis que d’autres, dont l’Allemagne, ne sont pas du même avis. Cette directive de sauvegarde de données témoigne en effet de la surveillance qui pèse sur les usagers en Occident. Aux États-Unis, la sauvegarde des données n’est pas encore rendue obligatoire par les législateurs.

La surveillance des agences gouvernementales

Après la Regulation of Investigatory Powers Act 2000, le CCDP ou Communications Capabilities Development Programme voit le jour en Angleterre. Il s’agit d’un programme de surveillance mis en place par les agences gouvernementales, permettant notamment aux autorités d’accéder à toutes les informations privées concernant les internautes. De petites formalités juridiques et administratives sont suffisantes pour que la police ait accès complet aux blogs et mails de ces usagers du web. La majorité du public est, bien évidemment, contre cette infiltration autorisée. Les autres pays de l’Europe attendent surtout le déroulement de l’opération en Angleterre avant de s’y lancer… ou non.

L’Alliance TransPacific

L’Alliance TransPacific ou TPP figure également parmi les législations menaçant la vie privée des internautes. Il s’agit d’une convention signée entre les États-Unis, la Malaisie, le Chili, le Brunei, la Singapour, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, ainsi que l’Australie – entre autres invités –, offrant la possibilité aux membres d’accéder à des informations sur les internautes dans un autre pays membre. Après le refus de la loi SOPA, pour cause de protestation des internautes, la TPP semble plus restrictive, avec un volet dédié notamment à la propriété intellectuelle. En tant que législation internationale, l’alliance pourrait cependant aboutir à des formes de pression envers d’autres pays dans le monde. Le danger continue ainsi à planer…

 Un contrôle de haut niveau en Chine

Si la liberté de surfer est déjà compromise en Occident, l’envergure de la surveillance internet prend une ampleur encore plus importante en Chine. Le contrôle des usagers prend la forme d’une véritable censure sur le territoire. Le gouvernement chinois a mis en place des systèmes pour analyser les communications, censurer des mots-clés et bloquer notamment certains sites web. Si l’Occident critique ce principe peu démocratique, les agences gouvernementales semblent pourtant intéressées par ce Grand Pare-feu chinois pour, à leur tour, mieux contrôler les internautes. Face à ces menaces contre leur vie privée, ceux-ci peuvent, par ailleurs, prendre des initiatives de sécurisation, dont l’usage d’un VPN.

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