Vie privée et libertés : le Canada souhaite réviser la Loi sur la protection des renseignements personnels

La Journée internationale de la protection des données a été marquée par l’enthousiasme et le souhait de transparence de plusieurs responsables de la protection de la vie privée. Pour sa part, le Canada ambitionne de changer la Loi sur la protection des renseignements personnels.

Un rapport de 26 pages exposé par le Canada dans la perspective d’optimiser la protection de la vie privée de ses citoyens

canada et libertesChantal Bernier, commissaire fédérale par intérim à la protection de la vie privée au Canada a présenté un rapport assez ambitieux lors de la Journée internationale de la protection des données. Un document de 26 pages, axé sur la Loi sur la protection des données personnelles. En effet, selon cette dernière, les agissements secrets lors de la cueillette d’informations effectués par certaines autorités nécessitent une optimisation de la protection de la vie privée des citoyens canadiens.

Le rapport invite, ou plutôt oblige ainsi les organismes responsables de la collecte de renseignements à mettre la lumière sur la nécessité de leur cueillette, avant que celle-ci ne soit même entamée. Le rapport a été élaboré notamment après l’affaire Snowden. Un cas impliquant l’ex-consultant de la NSA, dont les révélations sur les opérations nuisibles de l’agence américaine ne cesse de faire couler de l’encre et attise les inquiétudes des citoyens aussi bien que des responsables de la protection de leur vie privée.

Une supervision des agents de renseignements préconisée

La protection des renseignements personnels face à la cyber-surveillance fait l’objet d’une autre requête exceptionnelle de la part du Commissariat à la protection de la vie privée des citoyens canadiens. Selon ce dernier, les activités de collecte au Canada devraient désormais être contrôlées par un comité composé notamment de spécialistes de la technologie et du renseignement, de représentants de la société civile, de légistes et d’universitaires. Toujours selon Chantal Bernier, un degré de secret reste légitime dans la cueillette d’informations. Néanmoins, les institutions fédérales utilisant les données personnelles et les entreprises qui les livrent devraient rendre des comptes plus transparents au sujet des opérations relatives.

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